Toulouse, les lieux incontournables à visiter

Publié le par hunza

Toulouse, c'est la ville rose où on aime flâner, la ville attachante qu'aimait tant chanter Claude Nougaro et une ville très riche sur le plan du patrimoine architectural. En 2018, la métropole toulousaine a d'ailleurs accueilli environ 5.4 millions de visiteurs ce qui en faisait la troisième ville la plus visitée de France. Alors partons sans hésiter visiter la capitale de l'Occitanie.

 

Comment venir à Toulouse :

  •  En train (compter environ 4h20 de temps de trajet en TGV depuis Paris pour une distance de plus de 680 km) : 

Pour les horaires de trains, cliquez ici

  •  En car :

Depuis la loi Macron de 2015 sur la libéralisation du voyage en autocar longue distance, des opérateurs ont ouvert des lignes de bus à bas coût qui desservent Toulouse :

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Pour se déplacer, on peut aussi utiliser le covoiturage : https://www.blablacar.fr/

 

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Cartes de la ville 

L'office du tourisme se trouve à proximité du Capitole, au rez de chaussée du donjon du Capitole ou tour des Archives qui date de 1525.

Pour consulter le plan de Toulouse distribué par l'office du tourisme, cliquez ici

Pour consulter le plan de Toulouse sur OpenStreetMap, cliquez ici

Pour afficher Toulouse et ses environs sur le site GEOPORTAIL, cliquez ici

 

Météo :

Pour la consulter, cliquez ici

 

Se déplacer dans Toulouse :

Pour toutes les informations sur les transports en commun, cliquez ici

 

Brève histoire de Toulouse

 

3ème siècle av J.-C. : installation des Volques tectosages.

1er siècle av J.-C. : création d’une ville gallo-romaine sur la rive droite de la Garonne.

3ème siècle : Saturnin devient le 1er évêque de Toulouse et meurt en martyr en 250 (Saint-Sernin).

418 : Toulouse devient la capitale royaume wisigoth qui s'étend de la Loire au Rhône jusqu'en Espagne.

507 : bataille de Vouillé lors de laquelle Alaric est tué par l’armée de Clovis qui conquiert l’Aquitaine.

7 juin 721 : les Omeyades qui assiégeaient Toulouse sont battus par les troupes conduites par le duc d’Aquitaine Eudes.

9ème siècle : formation du comté de Toulouse.

1090 :  le pape Urbain II vient consacrer la basilique Saint-Sernin et convaincre Raymond IV de participer à la 1ère croisade.

1189 : le comte Raymond V accorde l’autonomie à la cité que vont diriger les « capitouls » jusqu’à la Révolution française.

10 mars 1208 : le pape Innocent III proclame la croisade contre les Albigeois (cathares) qui s’achève par le traité de Meaux (12 avril 1229) qui a pour conséquence la soumission au roi de France du comte de Toulouse qui soutenait les cathares.

1215 : l’ordre des Dominicains est fondé à Toulouse.

25 juin 1218 : mort de Simon de Montfort lors du siège de Toulouse.

1271 : faute de descendance, le comté de Toulouse est rattaché au royaume de France mais Toulouse conserve son autonomie

Mars 1420 : le premier Parlement de province est créé à Toulouse.

7 mai 1463 : le grand incendie va durer 12 jours et détruire la majeure partie de la ville qui est essentiellement constituée de maisons à pans de bois et en torchis. La reconstruction se fait surtout avec des briques.

 

L'âge d'or du pastel

Le pastel est une plante tinctoriale dont on obtient une poudre de pigment bleu et c’était la seule façon de produire cette couleur au Moyen Age. La plus belle teinte étant produite dans la région, Toulouse devint le centre du commerce du pastel en Europe du 15ème au 16ème siècle. Le déclin survint avec la découverte du Nouveau Monde et l’arrivée de l’indigo puis, au 17ème siècle, de l’utilisation de colorants chimiques.

Le pastel fit naître de grandes fortunes à Toulouse ce qui se traduisit par la construction de nombreux hôtels particuliers dotés de tours d’escalier qu’on appela des "tours d’orgueil" car chacun des propriétaires voulait montrer sa réussite financière en faisant élever des tours bien visibles de tous.

 

1667-81 : creusement du canal du midi qui relie Toulouse à la Méditerranée. Il est complété par le canal de Brienne inauguré en 1776. 

1856 : arrivée du chemin de fer

1927 : création de l'Aéropostale dont firent partie les pilotes Jean Mermoz, Henri Guillaumet et Antoine de Saint-Exupéry. 

1988 : la basilique Saint-Sernin et l'Hôtel Dieu Saint-Jacques sont inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

2015 : Toulouse devient capitale de la nouvelle région Occitanie.

 

Visite de Toulouse
(494 222 habitants en 2019)

 

La loi du 4 août 1962 (loi Malraux) a été utilisée par la municipalité pour mettre en place un secteur sauvegardé  d’une surface de 230 ha qui permettait de sauver et de mettre en valeur le patrimoine bâti historique tout en l'adaptant aux évolutions de la vie contemporaine.  Il a été  approuvé par arrêté le 21 août 1986.

 

La brique à Toulouse :

Bien que son  usage ait été introduit par les Romains, c’est à partir du 12ème siècle qu’elle recommence à être employée couramment dans le midi toulousain qui est une région pauvre en carrières de pierre mais riche en argile. Plate et assez grande, elle est appelée « brique foraine ». 
En 1783, la couleur de la ville passe de l'ocre rouge au ... blanc car, suite à une ordonnance des Capitouls,  il devient obligatoire de badigeonner les façades. Ces dernières sont donc blanchies au lait de chaux ou au blanc de séruse pour imiter la couleur blanche de la pierre. 
C'est à partir de la moitié du 20ème siècle que "la ville blanche" va peu à peu redevenir "la ville rose" avec le retour de la brique apparente.

 

Parcourir le centre historique peut se visiter faire à pied.

 

Le Capitole : 

L'édifice abrite à la fois l'Hôtel de Ville et le théâtre.
La façade, qui donne sur la place, est de style néoclassique. Edifiée entre 1750 et 1760, elle est constituée d'un appareillage de briques et de pierres calcaires et est longue de 128 m. Au centre, les 8 colonnes représentent les 8 capitouls ou magistrats de la ville qui dirigeaient chacun un quartier.
Ne pas hésiter à pénétrer dans la cour du Capitole puis se rendre à l'intérieur de l'Hôtel de ville et emprunter l'escalier d'honneur pour aller contempler à l'étage les salles Gervais, Henri Martin et des Illustres.

Quant à la place du Capitole, elle est aménagée entre 1731 et 1852.

Toulouse, les lieux incontournables à visiter

 

Emprunter la rue du Taur pour rejoindre depuis la place du Capitole la basilique Saint-Sernin.

 

Toulouse, rue du Taur

Rue du Taur

 

Chapelle des Carmélites (1 rue du Périgord) :

Construite entre 1622 et 1643, elle est surnommée la « Sixtine de Toulouse » pour son exceptionnel décor peint au 17ème et 18ème siècle. Elle faisait partie d’un couvent qui n’existe plus aujourd’hui.

 

La basilique Saint-Sernin :

C’est à la fois l'église romane la plus grande de la chrétienté et le monument le plus visité de Toulouse avec 724 000 visiteurs en 2018.

Au début de l’histoire, il s’agit de Saturnin qui vient évangéliser la région vers 250 ap J.-C.. Comme il refuse de sacrifier un taureau en l’honneur de Cybèle, il est attaché à l’animal qui va le traîner jusqu’à ce qu’il meurt. L’église Notre-Dame du Taur est élevée à l’emplacement de son martyr et l’église Saint-Sernin sur le lieu où il a été enterré.

Au 11ème siècle, le nombre des pèlerins devenant de plus en plus important, il fallut envisager la construction d’une nouvelle église ce qui fut fait entre 1078 et 1180.

Quelques chiffres : 110 m de longueur, 32 m de large au niveau de la nef et 21 m de hauteur sous voûte.

A l’extérieur, voir :
- le chevet remarquable chevet avec ses chapelles rayonnantes
- l
e portail Miejeville : daté d'entre la fin du 11ème et le début du 12ème siècle, il représente l’Ascension du Christ et c’est par là qu’arrivaient les pèlerins depuis la rue du Taur.
- le clocher qui est 
l'un des plus beaux clochers de France avec sa forme octogonale, ses cinq étages et sa hauteur de 67 m.

 

Toulouse, clocher de la basilique Saint-Sernin

 

A l’intérieur, voir :

- sur un pilier apparaissent des pieds sculptés qui sont ceux de Saint-Christophe dont la peinture du 12ème siècle a presque totalement disparu; les pèlerins les touchaient pour bénéficier de la protection du saint pour la suite de leur voyage jusqu’à Saint-Jacques.

C’est au 9ème siècle que le tombeau de l’apôtre Saint-Jacques a été retrouvé en Galice. Il va donner lieu à un grand pèlerinage dont l’une des voies principales passe par Toulouse (via Tolosana ou chemin d’Arles). De plus, la basilique Saint-Sernin était très connue pour le nombre de reliques qu'elle possédait. Il y en a eu jusqu'à 175 et, de nos jours, il en reste 80.

- les chapiteaux au nombre de 260.

- des restes de fresques murales datant de la fin du 12ème siècle.

- le grand orgue (3 458 tuyaux) conçu par le facteur d'orgue Cavaillé-Coll.

- dans la crypte, on trouve les reliques de Saint-Saturnin, de 6 apôtres et de la Sainte-Epine.

 

Le couvent des Jacobins :

Encore un beau clocher (45 m de hauteur) mais c'est surtout l'intérieur de l'église qui fascine avec, d'une part la hauteur des colonnes et, d'autre part, la voûte en forme de palmier. 
De style gothique, la construction de ce couvent en briques s'est déroulée entre 1229 et 1341. C'est la "maison originelle" des frères dominicains qui est un ordre prêcheur fondé en 1215 par Dominique de Guzmán, un chanoine espagnol qui deviendra le futur Saint-Dominique, dans le but de ramener les cathares dans la "vraie foi". 
Sous l'autel se trouve une châsse renfermant les reliques de Saint-Thomas d'Aquin.
De l'église, on peut accéder au ​​​cloître en briques et en marbre gris de Saint-Béat qui dessert la salle capitulaire, le réfectoire et la chapelle Saint-Antonin ornée de peintures.

Pour plus d'informations, cliquez ici

En 2018, 372 000 personnes ont visité le site.

 

Toulouse, clocher de l'église des Jacobins

Clocher de l'église des Jacobins

Toulouse, église des Jacobins

Toulouse, église des Jacobins

Toulouse, cloître du couvent des Jacobins

Toulouse, cloître du couvent des Jacobins

La basilique de la Daurade :

C'était une des plus anciennes églises de Toulouse mais elle elle a été reconstruite au 17ème siècle. Elle est surtout connue pour abriter une vierge noire dont le culte dédié aux femmes enceintes remonte au 12ème siècle. Malheureusement, c'est une copie car l'orignal a été volé au 16ème siècle.

 

Le musée des Augustins :

Il occupe les bâtiments d'un ancien monastère construit en briques entre le 14ème et le 15ème siècle et il est surtout utilisé comme lieu d'exposition des sculptures médiévales.
En plus de l'église et d'une salle capitulaire, 2 cloîtres y sont visibles :
- le grand avec ses galeries aux arcs flamboyants sur colonnettes géminées en marbre gris de Saint-Béat
- le petit de style renaissance

Pour plus d'informations, cliquez ici

 

La cathédrale Saint-Etienne :

Sa reconstruction débute au 13ème siècle mais le style architectural adopté ne plaisant pas, il est décidé d'en édifier une nouvelle juste à côté qui ressemble aux cathédrales gothiques du nord de la France. Seulement, faute d’argent, elle ne sera jamais achevée et la nef qui devait être redémolie pour être reconstruite dans le style flamboyant du choeur ne le fut pas d'où ce désaxement entre les deux parties du monument.

A voir à l'intérieur : vitraux du 14ème /15ème et 16ème siècle, les stalles, le buffet d'orgue, etc ... 

 

Maisons et hôtels particuliers du centre historique :

Dans le vieux Toulouse parcouru par un entrelacs de ruelles pittoresques, on peut encore voir plus de 250 maisons à colombages (localement, le terme usité est celui de "corondage") ainsi que de nombreux hôtels particuliers édifiés suite à la prospérité économique provoquée par la production et la commercialisation du pastel.

Les plus anciennes bâtisses de Toulouse sont :
- la Tour Maurand (12ème siècle) au n°56 de la rue du Taur.
- la maison romano gothique (début 14ème siècle) au n°15 de rue Croix Baragnon.

On peut voir des maisons à pans de bois dans les rues des Filatiers, Saint-Rome, des Changes, etc ….

 

Toulouse, maison à corondage

A l’angle des rues des Couteliers et Henri de Gorsse

 

Parmi les plus beaux hôtels particuliers , on trouve :

- l'hôtel d'Assejat (1555 -57) : il  abrite la fondation Bemberg et ses nombreuses peintures. 

Pour plus d'informations, cliquez ici

- l'hôtel de Bernuy au n°1 de la rue Léon Gambetta : construit en 1503, il est de style renaissance et sa tour d'escalier est haute de 26,5 mètres.

- l’hôtel de Nupces au n°16 de la rue de la Bourse date de 1716.

- l’hôtel de Felzins au n°22 de la rue de la Dalbade.

- l’hôtel de Clary (dit de Pierre) au n°25 de la rue de la Dalbade : sa cour intérieure date de 1538 et la façade côté rue de 1623.

 

Toulouse, hôtel de Clary dit de Pierre

 

Vestiges des remparts :

Période gallo-romaine :

  • un bout d'enceinte est visible à l'angle de la rue Saint-Jacques et de la rue Bida : à l’époque romaine, elle faisait 3 km de long et était construite en briques hormis le soubassement.
  • Amphithéâtre dans le quartier Purpan (empruntez le tramway T1 ou T2 et descendre à la station "Arènes romaines") 

A savoir : la place Esquirol correspond à l’emplacement de l’ancien forum romain et la rue de Saint-Rome suit le tracé du cardo maximus (axe nord - sud).

Période médiévale : une enceinte a été élevée au 14ème siècle à cause de la guerre de 100 ans et remaniée au 16ème siècle :

  • le long du boulevard Armand Duportal
  • le long du jardin Raymond VI près du musée de l'Abattoir dans le quartier Saint-Cyprien

 

Les quais de la Garonne autour du Pont Neuf

Ils ont été aménagés dans la seconde moitié du 18ème siècle avec l'érection d'un grand mur-digue en briques qui s'étend du quai de Tounis, côté amont, au Bazacle, côté aval. De nos jours, c'est devenu un lieu de promenade.

Toulouse, le Pont Neuf (inauguré en 1659)

Toulouse, le Pont Neuf (inauguré en 1659)

 

Sur la rive gauche de la Garonne :

L'Hôtel-Dieu Saint-Jacques : il se trouve sur la rive gauche de la Garonne près du pont neuf. Depuis le 12ème siècle, on y soignait et nourrissait les nécessiteux, les pèlerins et les bébés abandonnés.

Les passionnés d'art moderne peuvent se rendre au musée de l'Abattoir.

Pour plus d'informations, cliquez ici

A proximité se trouve le jardin Raymond VI (voir plus haut).

 

Profiter de panoramas uniques sur la ville :

- depuis le pont Saint-Michel
- depuis le toit des Galeries Lafayette

 

Des espaces de verdure à voir :

- le jardin des plantes :  aménagé à la fin du 18ème siècle, il a une superficie de 7 hectares. La station de métro la plus proche est "Palais de justice" desservie par la ligne B.

- le jardin japonais au sein du parc Compans-Caffarelli desservi par la ligne de métro B (station Compans -Caffarelli).  

 

Pour les passionnées d'aviation et d'espace :

Toulouse étant devenue indissociable de l'histoire de l'aviation, des sites sont à visiter à Blagnac :   

Aeroscopia : c'est le musée qui raconte l'histoire de l'aviation et qui présente plus de 30 avions dont le concorde, la caravelle, des airbus, etc...

Desservi par la ligne de tramway T1 (station "Aéroconstellation")

Pour plus d'informations, cliquez ici

La cité de l'espace : c'est le site le plus visité l’agglomération toulousaine. Outre toutes les explications afférentes à la réalité spatiale, on peut entrer à l’intérieur d’une véritable Station Mir (modèle de test), découvrir une véritable capsule russe Soyouz, se tenir au pied de la maquette grandeur nature de la fusée Ariane 5, etc ....

Desservie par la ligne de bus n°37.

Pour plus d'informations, cliquez ici

 

Bonne visite

 

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